Ecoulement urétral

Publié le par Dr Michel Schouman

En réponse à un visiteur du site qui s’inquiète des écoulements urétraux.

 
Les sécrétions urétrales, encore appelées urétrorrhées, ne sont pas forcément anormales.
Il ne faut pas les confondre avec le sperme, qui est composé de sécrétions en provenance de la prostate, des vésicules séminales et des canaux déférents.
Distinguer également un écoulement qui survient au repos ou en érection.
 
fountain1.jpgUn écoulement qui survient au repos est presque toujours pathologique.

 -  Purulent, jaunâtre ou vert, parfois malodorant, c’est une urétrite. L’examen au laboratoire permet de déterminer le microbe en cause, sa sensibilité aux antibiotiques, et de traiter vite et efficacement. Dans le cas contraire, il faut craindre la récidive et les complications locales avec, parfois, même longtemps après, une rétrécissement de l’urètre. Sans parler des risques de contamination.
Un malheur arrive rarement par hasard : Si vous avez une urétrite, c’est que vous avez oublié le préservatif. Vous m’avez compris…
 
 -  Clair, translucide, gluant, il peut s’agir d’une infection à mycoplasmes ou chlamydiae, germes intermédiaires entre les microbes et les virus, qui peuvent s’incruster y compris dans la prostate et les bourses et être, à terme responsables d’une gêne chronique (et parfois de problèmes de fertilité). Là encore, le laboratoire permet d’identifier les germe en cause et sa sensibilité. Le traitement antibiotique est efficace s’il est bien observé et dure assez longtemps (2 à 3 semaines).
 
Un écoulement clair qui survient en érection peut aussi être pathologique (voir ci-dessus) et il faut le faire explorer, surtout s’il est récent, qu’il ne s’était jamais produit auparavant. Même si le traitement antibiotique a été bien conduit, l’écoulement peut se poursuivre après guérison.
Mais, cette sécrétion peut être physiologique, résultat des sécrétions des glandes urétrales lors de l’excitation. 
Certains individus ne secrètent pas (notamment les hommes circoncis. La relation de cause à effet n’est pas connue).
D’autres secrètent naturellement lors de l’excitation.
D’autres enfin sont de vraies fontaines, et, hélas, il n’y a pas de solution pour arrêter ce flot.
 
Conclusion : Pas d’affolement, mais de la prudence. Si votre partenaire coule, c’est que vous lui plaisez, mais c’est peut – être aussi que vous n’êtes pas la première et qu’il n’a pas été prudent avec ses anciennes partenaires !

Publié dans Urétrites

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