Vendredi 8 août 2008 5 08 /08 /Août /2008 00:00
Hier soir à 20h50 sur France 2, j'ai été interviewé pour l'émission "Secrets d'histoire" consacré à Marie-Antoinette.

J'ai été interrogé sur les problèmes sexuels de Louis XVI avec la reine.

Voici un petit extrait de l'émission :


Pour en savoir plus sur le phimosis ou la briéveté du frein, vous pouvez lire les articles que j'avais consacré à ces problèmes :

- Phimosis : Que faire ?
- Frein trop court
Par Dr Michel Schouman - Publié dans : Actu
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Jeudi 31 juillet 2008 4 31 /07 /Juil /2008 08:15
Il y a quelques jours, une grande mutuelle étudiante (la SMEREP pour ne pas la citer) m'a demandé de créer une consultation de santé sexuelle gratuite (ou très abordable suivant les cas) pour les jeunes.

J'ai bien évidement accepté cette nouvelle aventure, car la prévention a toujours été au coeur de mes préocupations.
Voici leur communiqué :
La SMEREP lance la 1ère consultation de santé sexuelle

Si les étudiants sont globalement en bonne santé (Enquête Fnors Usem 2007), tristesse et perte de confiance en soi sont également très souvent cités. Fuir l'isolement, s'engloutir dans la relation, s'ennivrer d'amour, faire fi de la réalité...

Face à des comportements encore improbables il y a cinq ans, et dans un contexte de remontée surprenante de contaminations par voie sexuelle (VIH, IST, HPV ...), la SMEREP réagit et lance la 1ère consultation de santé sexuelle, ouverte exclusivement aux étudiants, 100 % gratuite (sur orientation du médecin traitant et sur présentation de la carte vitale et de la carte d'adhérent SMEREP). Un médecin sexologue de réputation internationale, spécialiste des jeunes et des sexualités consulte sur rendez vous, tous les lundis matin de 10h à 13h au Centre Etudes et santé, 12 rue Viala, Paris 15ème (métro Cambronne).

Vous pouvez lire aussi l'article d'Etudiant de Paris : Un sexologue à l’écoute des étudiants

Par Dr Michel Schouman - Publié dans : Actu
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Mardi 29 juillet 2008 2 29 /07 /Juil /2008 18:41
On pourrait aussi se poser la question autrement : faut-il allonger ou élargir le pénis ?

En fait, c’est une demande qui a été à la mode pendant quelques années, les techniques existent, elles donnent des résultats qui ne sont parfois pas mauvais, mais il faut vraiment se poser la question de savoir si cela a un intérêt réel.

Un certain nombre de patients ont vraiment une petite verge, une verge qui est petite par rapport à la moyenne nationale. Il faut quand même savoir que des études ont été faites sur la longueur du pénis en érection et que la moyenne nationale (quand je dis nationale, c’est la moyenne européenne, américaine, etc.) semble se situer entre 12 et 14cm en érection, autrement dit les gens qui font 15 ou 16cm en érection doivent s’estimer heureux et pour ceux  qui mesurent moins de 12cm, c’est vrai qu’il est peut-être un peu plus difficile d’avoir une vie sexuelle épanouie. Il y a des solutions. Mais la demande n’est pas celle-là.

La plupart du temps, c’est ce que l’on appelle le « syndrome des vestiaires ».
Ce sont des patients qui viennent nous voir en disant : « moi, c’est au repos que cela m’ennuie, je n’ose pas me changer quand je fais du sport, je ne vais pas à la piscine parce qu’il faut maintenant mettre des maillots moulants et j’ai l’impression d’avoir un slip vide et vis-à-vis des autres hommes qui sont là, je me sens ridicule ».
Alors ce complexe des vestiaires, on peut, peut-être, le traiter autrement.
On peut l’aborder par la psychothérapie, parce que malgré tout l’objectif n’est quand même pas dans la vie d’avoir une verge qui soit grosse au repos, à la rigueur en érection on pourrait comprendre ; encore que cela puisse se discuter
Au repos, finalement, c’est un peu comme une voiture : Elle vous transporte d’un lieu à un autre ; ensuite on peut avoir une petite voiture ou une voiture de luxe, mais cela reste toujours une voiture.
Une verge cela sert à uriner et à avoir une activité sexuelle. Quand on peut faire les deux, on peut s’estimer heureux. Après, il y a donc ce « complexe des vestiaires » qui, par la psychothérapie, peut parfois être résolu. Les hommes peuvent apprendre à accepter leur corps, tel qu’il est.
Il ne faut pas confondre avec ce que l’on appelle le micro-pénis, qui est une anomalie rare. Le pénis mesure moins de 7 cm en érection, environ 3 cm au repos. Il s’agit d’une malformation qui est parfois évitable par un traitement hormonal avant la puberté. Chez l’adulte, il n’y a que des solutions chirurgicales.
 Dans d’autres cas, les hommes  demandent à pouvoir mieux remplir le vagin de leur partenaire.
C’est un désir qui est illusoire. Réfléchissons cinq minutes : Le vagin d’une femme laisse  passer lors de l’accouchement un bébé de 50cm et 3,5kgs en moyenne.
Est-ce que vous imaginez que l’on peut faire une verge de 50cm et 3,5kgs : Evidemment pas. Evidemment ce n’est pas la verge qui peut remplir le vagin de la femme, c’est le vagin de la femme qui, entouré de ses muscles, peut se contracter autour de la verge. Le vagin est un organe adaptable et un organe qui a une musculature. D’ailleurs quand on rééduque  certaines femmes pour des problèmes d’incontinence urinaire, elles nous disent non seulement « je n’ai plus de fuites urinaires, mais en plus je sens mieux mon partenaire quand j’ai des rapports sexuels et du coup notre activité sexuelle est meilleure et notre couple va mieux ».

Donc voilà exposées la possibilité de réaliser ces interventions et la nécessité d’en faire le moins possible.

En revanche, si on veut se faire opérer, il faut le faire avec des chirurgiens qui ont une grande habitude de le faire et ils ne sont pas nombreux.

Il y a en gros deux interventions que l’on peut faire, l’une qui consiste à allonger la verge en sectionnant le ligament suspenseur, c’est-à-dire le ligament qui accroche la verge sous l’os pubien et à utiliser la peau pour abaisser un petit peu. Cette intervention donne une augmentation de longueur au repos, mais pratiquement pas en érection et cela il faut bien le dire au patient avant l’intervention pour qu’il ne soit pas déçu.




L’autre intervention que l’on peut faire est sur l’épaisseur de la verge.
Et sur l’épaisseur de la verge, on peut le faire en injectant de la graisse que l’on a prélevée sur le patient et que l’on a traitée pendant l’intervention : on l’a filtrée, on l’a centrifugée, on a éliminé les impuretés et on l’injecte entre la peau de la verge et les corps érectiles. On obtient un volume supplémentaire qui, évidemment ne durcira pas en érection, mais qui sera un volume visible, un volume palpable.
Malheureusement, cette graisse a tendance à se résorber et à se résorber parfois de façon disharmonieuse, c’est l’inconvénient.
L’avantage, c’est que c’est un geste qui est très bénin et que l’on peut éventuellement répéter, c’est-à-dire que l’on peut réinjecter pour « mettre une deuxième couche » en quelque sorte qui permettra d’obtenir un résultat esthétique satisfaisant.
Et puis si, au bout de deux ou trois fois, la graisse ne tient vraiment pas, et ça, malheureusement c’est imprévisible, il vaut mieux ne pas insister et arrêter ces techniques. Mais quand on a une graisse qui tient bien, une belle couche graisseuse qui s’est formée autour des corps caverneux, on peut avoir un résultat harmonieux qui satisfait le patient.

Donc ce qui est important, je crois, dans cette chirurgie, c’est d’avoir un praticien qui est très habitué à ce type de chirurgie, que ce praticien dise la vérité au patient sur le résultat qu’il peut espérer, l’avertisse des difficultés éventuelles que l’on peut rencontrer, sur les impossibilités, sur les limites de cette chirurgie, sur les complications éventuelles et que les patients puissent y aller en toute confiance, sans zones d’ombre, sans face cachée et dans ces conditions là, on peut espérer de bons résultats.

Je crois qu’il est important aussi, qu’avant toute décision opératoire, le patient puisse voir au moins un psychologue, une psychothérapeute, parfois un psychiatre, si on a un doute sur une pathologie psychiatrique réelle sous jacente  pour éviter des déconvenues à la fois pour le patient et pour le praticien.
Par Dr Michel Schouman - Publié dans : Agrandissement de la verge
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Samedi 21 juin 2008 6 21 /06 /Juin /2008 12:15
En termes médicaux, on appelle celà Dysfonction Erectile ou en abrégé DE.

C'est l'impossibilité pour l'homee d'obtenir et/ou de maintenir une érection suffisante pour un rapport sexuel satisfaisant pour les deux partenaires.

Celà peut aller de la panne occasionnelle, à une incapacité permanente, en passant par l'érection un peu trop molle pour pénétrer facilement ou qui ne tient pas suffisamment après la pénétration. Plus on vieillit plus le trouble est fréquent.

Ce symptôme peut s'associer à des troubles du désir, à un mauvais contrôle de l'éjaculation.

Il y a parfois des troubles organiques responsables ou co-responsables de la DE, mais les troubles psychologiques sont toujours présents, cause ou conséquence du problème d'érection. 

Il est vrai que ce symptôme est responsable d'une grande angoisse, d'un sentiment de dévalorisation, de perte de sa virilité, réelle et symbolique.

Malheureusement les hommes en parlent rarement à leur médecin. Question de pudeur.

C'est dommage car :

 -  la santé sexuelle est inscrite à l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) depuis 1974 et les médecins en sont donc bien informés
 -  certaines maladies prédisposent à ces DE et méritent un traitement propre (Diabète, Hypertension artérielle, Hypercholestérolémie, Artérites, Maladies prostatiques, etc) en plus du traitement de la DE elle même.

 -  la DE est parfois le premier symptome d'une maladie artérielle plus sévère qui peut se révéler dans les années à venir, comme les maladies coronariennes, les accidents vasculaires cérébraux, et on peut alors à la fois traiter la DE et faire une bonne prévention sur les autres maladies.

 -  enfin, il ya des traitements efficaces de la DE et on aurait tort de ne pas en profiter.
Par Dr Michel Schouman - Publié dans : Impuissance
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Mardi 1 avril 2008 2 01 /04 /Avr /2008 19:59
Comme vous le savez, si vous lisez ce blog, je participe régulièrement à l'émission de Brigitte Lahaie sur RMC comme médecin-sexologue.

Je ne vous en parle pas forcément à chaque fois, mais là ça vaut le détour.

Pour ce 1er avril 2008, Brigitte m'a demandé, ainsi qu'au Professeur William Lancaster (un acteur d'une ligue d'improvisation), des conseils pour améliorer sa sexualité.

Bon un autre jour je ne vous conseillerais peut-être pas les testi-gloves, mais aujourd'hui ;-)

Pour écouter ce gros poisson :
- Comment améliorer sa sexualité ? - part. 1 (14h-15h)
- Comment améliorer sa sexualité ? - part. 2 (16h-17h)

Par Dr Michel Schouman - Publié dans : Actu
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Jeudi 20 mars 2008 4 20 /03 /Mars /2008 18:59

Le frein trop court, ou brièveté du frein est un réel handicap pour les jeunes gens.

Le frein du prépuce est cette membrane plus ou moins épaisse qui se situe sous le gland et le relie à la peau de la verge. 
C'est en quelque sorte la virginité de l'homme.

En effet, lorsqu'il est assez fragile et l'érection assez forte, il se rompt lors d'un rapports sexuels.
C'est assez désagréable car à la douleur s'ajoute le saignement, souvent impressionnant. Ce n'est pas dangeraux et celà finit par cicatriser après quelques jours d'abstinence. Mais malheureusement, souvent le phénomène se reproduit à la reprise de l'activité sexuelle.

P1010060.JPG

 

Chez d'autres hommes jeunes, le frein est large et solide. Il ne rompt pas mais provoque une impression de tension douloureuse, et a même été accusé d'être responsable de certaines éjaculations précoces.

 

Heureusement dans un cas comme dans l'autre, la solution est simple. Une intervention chirurgicale bénigne, sous anesthésie locale, permet d'allonger ce frein. Quelques points de suture résorbables, quelques soins locaux postèopératoires, et une abstinence d'une quinzaine de jours permettent de résoudre définitivement le problème.

On peut dépister cette anomalie chez les enfants et la traiter préventivement. Sinon, c'est au jeune adulte de consulter. Même si celà semble gênant, car on est souvent pudique à cet âge, et onpréfère parler de ses succès que de ses ennuis, il ne faut pas hésiter à consulter, car c'est un problème urologique fréquent et le traitement en est très simple.

Par Dr Michel Schouman - Publié dans : Frein trop court
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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /Fév /2008 15:44

En réponse à un visiteur du site qui s’inquiète des écoulements urétraux.

 
Les sécrétions urétrales, encore appelées urétrorrhées, ne sont pas forcément anormales.
Il ne faut pas les confondre avec le sperme, qui est composé de sécrétions en provenance de la prostate, des vésicules séminales et des canaux déférents.
Distinguer également un écoulement qui survient au repos ou en érection.
 
fountain1.jpg Un écoulement qui survient au repos est presque toujours pathologique.

 -  Purulent, jaunâtre ou vert, parfois malodorant, c’est une urétrite. L’examen au laboratoire permet de déterminer le microbe en cause, sa sensibilité aux antibiotiques, et de traiter vite et efficacement. Dans le cas contraire, il faut craindre la récidive et les complications locales avec, parfois, même longtemps après, une rétrécissement de l’urètre. Sans parler des risques de contamination.
Un malheur arrive rarement par hasard : Si vous avez une urétrite, c’est que vous avez oublié le préservatif. Vous m’avez compris…
 
 -  Clair, translucide, gluant, il peut s’agir d’une infection à mycoplasmes ou chlamydiae, germes intermédiaires entre les microbes et les virus, qui peuvent s’incruster y compris dans la prostate et les bourses et être, à terme responsables d’une gêne chronique (et parfois de problèmes de fertilité). Là encore, le laboratoire permet d’identifier les germe en cause et sa sensibilité. Le traitement antibiotique est efficace s’il est bien observé et dure assez longtemps (2 à 3 semaines).
 
Un écoulement clair qui survient en érection peut aussi être pathologique (voir ci-dessus) et il faut le faire explorer, surtout s’il est récent, qu’il ne s’était jamais produit auparavant. Même si le traitement antibiotique a été bien conduit, l’écoulement peut se poursuivre après guérison.
Mais, cette sécrétion peut être physiologique, résultat des sécrétions des glandes urétrales lors de l’excitation. 
Certains individus ne secrètent pas (notamment les hommes circoncis. La relation de cause à effet n’est pas connue).
D’autres secrètent naturellement lors de l’excitation.
D’autres enfin sont de vraies fontaines, et, hélas, il n’y a pas de solution pour arrêter ce flot.
 
Conclusion : Pas d’affolement, mais de la prudence. Si votre partenaire coule, c’est que vous lui plaisez, mais c’est peut – être aussi que vous n’êtes pas la première et qu’il n’a pas été prudent avec ses anciennes partenaires !
Par Dr Michel Schouman - Publié dans : Urétrites
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Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /Jan /2008 10:22
On ne présente plus le show de Brigitte Lahaie sur RMC. Depuis 4 ans, Brigitte Lahaie a imposé en France ce que peu de gens pouvaient imaginer : un vrai show sur la sexualité à une heure de grande écoute (14h-16h).

Brigitte, dont j'apprécie le professionalisme et la gentilesse, m'invite régulièrement dans son émission pour conseiller les auditeurs.

Hier, il était question d'améliorer son érection :

Les conseils pour améliorer ses érections - partie 1 (14h-15h)
Par Dr Michel Schouman - Publié dans : Actu
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Samedi 19 janvier 2008 6 19 /01 /Jan /2008 21:06

La prostate est un organe typiquement, exclusivement masculin, source de bonheur et de malheur.

 
Le bonheur : La prostate sécrète plus de 50% du volume du sperme ; c’est grâce à elle si nous avons de belles éjaculations.
 
Le malheur : La prostate est parfois malade.
 
On distingue, schématiquement 3 types d’affections prostatiques :
 
  -  Infectieuses et / ou inflammatoires : La ou les prostatites.
  -  Augmentation de volume : Hypertrophie bénigne (HBP) appelée autrefois adénome.
  -  L’hypertrophie maligne ou Cancer (pour les savants : Adénocarcinome)

Nous ne nous occuperons aujourd'hui que de la première de ces affections.
 
La prostatite peut apparaître à tout âge mais touche surtout le sujet encore jeune (30 à 40 ans).
 
Elle peut être aiguë, subaiguë ou chronique.
 
Aiguë : Elle se manifeste comme une « grippe » : 40 de fièvre, des frissons, des sueurs, mais au lieu de tousser on a des brûlures en urinant et des douleurs du bas ventre et du périnée. Parfois on ne peut plus uriner du tout.
Le toucher rectal est très douloureux au contact de la prostate. L’analyse d’urines, si elle est faite montre souvent la présence de bactéries (souvent un colibacille encore appelé Escherichia Coli).
Il faut se reposer et prendre un traitement antibiotique prolongé (3 à 6 semaines) et des anti-inflammatoires. L’amélioration est rapide, mais si le traitement est interrompu trop tôt, le risque de rechute est important
 
Sub-aiguë : On passe alors à la prostatite sub-aiguë, qui peut être inaugurale. Quelques troubles mineurs : Envie d’uriner un peu trop fréquentes pour des volumes plus faibles, picotements de l’urètre avec gêne à l’extrémité de la verge, jet un peu moins puissant, impression de mal vider sa vessie et de moins bien supporter la sensation de vessie pleine. Parfois également une gêne au niveau des bourses.
Au toucher rectal la prostate est un peu augmentée de volume (ce que peut confirmer l’échographie), un peu trop sensible.
La culture du sperme peut montrer un microbe habituel et parfois, à condition qu’on en demande expressément la recherche, le laboratoire peut retrouver des germes particuliers : Mycoplasmes ou Chlamydiae. Il sont peu pathogènes, mais expliquent parfois les troubles persistants après un premier traitement. En effet, ils ne sont sensibles qu’à des antibiotiques particuliers, notamment la famille des cyclines en cure assez prolongée.
 
Chronique : La prostatite chronique, résultat d’une forme aigue ou sub–aigue négligée ou mal traitée, est ennuyeuse car ne guérit pas. La gêne, bien que le plus souvent mineure et assez comparable au tableau précédent, est permanente et résiste au traitement.
Il n’existe pas toujours de germe responsable dans les explorations bactériologiques.
Au toucher rectal, la prostate est sensible, avec perception par le praticien de petits nodules durs habituellement de petite taille. L’échographie confirme ces lésions sous la forme d’images « hyper-échogènes » correspondant à des calcifications signant le caractère séquellaire.
Des cures d’antibiotiques divers, des anti–inflammatoires, la phytothérapie, peuvent parfois améliorer le confort quotidien. Quelques précautions d’hygiène alimentaire sont utiles : Limiter les boissons alcoolisées et en particulier la bière, le vin blanc, les alcools forts. Remplacer le café par du décaféiné (on en trouve d’excellent), éviter les nourritures épicées.
 
La prostatite est donc une maladie bénigne mais sérieuse car :

  -  Elle touche parfois le sujet jeune
  -  Peut conduire à une gêne permanente
  -  Peut être associée à une autre pathologie prostatique qu’il faut néanmoins dépister
  -  Etre responsable de certaines stérilités masculines
 
Par Dr Michel Schouman - Publié dans : Prostatite
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Mercredi 16 janvier 2008 3 16 /01 /Jan /2008 18:30
Ces deux affections sont très fréquentes, et souvent négligées, alors que le traitement en est facile, et presque toujours définitif.
phimosis-sculture.jpg  
Le phimosis, c’est quand les peau du prépuce est trop étroite. Conséquence, on ne peut pas décalotter. Quand le phimosis est très serré, ou dans certaine malformations du prépuce, la peau est impossible à retrousser, même au repos. Dans les cas moins graves, ce n’est qu’en érection que le « col roulé » a du mal à passer sous le gland, et, si on y arrive, on ne peut plus re - calotter tant que l’érection n’est pas retombée. Il arrive même parfois des déchirures au niveau de l’anneau préputial, qui se reproduisent sans arrêt, et ont de plus en plus de mal à guérir, même si on utilise des traitements locaux. 
Les conséquences sont d’une part sur l’hygiène, car les sécrétions et l’urine s’accumulent sous le prépuce. C’est un bon bouillon de culture pour tous les microbes ! D’autre part, la gêne au cours des rapports sexuels peut devenir invalidante. A vous dégoûter du plaisir ! 

Les solutions : 

1/ Quand c’est peu grave et non invalidant, quelques soins locaux peuvent améliorer la situation. 

phimosis-croquis.jpg 2/ Sinon, il faut opérer. On peut alors, soit élargir le prépuce en le conservant, soit l’enlever et réaliser l’équivalent d’une circoncision. Quand on n’a pas l’habitude d’avoir le gland à l’air, on peut être gêné au début, mais ça passe très vite. Et puis, quelle tranquillité par la suite. Mais attention ! il est important que le geste chirurgical soit très bien fait pour que les cicatrices soient belles, ce qui n’est pas toujours le cas avec les méthodes rituelles. 

On peut également choisir si l’on préfère garder la partie muqueuse, rose, sous le gland, ou la supprimer et insérer le fourreau directement sous le gland. Tous les goûts sont dans la nature. 

On voit aussi parfois des garçons ou des hommes qui ne sont pas contents du résultat esthétique d’un circoncision réalisée dans la petite enfance. On peut toujours faire des retouches. 

Enfin, quand il s’agit d’un phimosis acquis, ce peut être un symptôme de diabète, facile à dépister par un dosage de la glycémie (sucre dans le sang).
Par Dr Michel Schouman - Publié dans : Phimosis
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  • : Faire comprendre des spécialités médico-chirurgicales délicates. Un médecin spécialiste vous donne des informations sur des sujets parfois tabous ou difficiles. Un blog pour parler d'urologie, d'andrologie, de sexologie, de certains cancers et des possibilités médicales et chirurgicales. michel@schouman.org
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